Mon apprentissage

J'ai commencé le golf à 7 ans en suivant mon père sur les parcours. Mon père, lui, a débuté en accompagnant mon grand-père. J'ai eu tout de suite de bonnes sensations car je jouais au hockey sur gazon depuis longtemps. Dès le début, je ne ratais pratiquement jamais la balle, contrairement aux enfants de mon âge. J'ai commencé à jouer sérieusement au golf vers 12 ans. A cette période, je pratiquais deux fois par semaine.

J'ai eu mon handicap à 12 ans. A l'époque, il y avait des compétitions pour non-classés où il fallait faire moins de 100 pour avoir son handicap, qui était fixé à 24. Ensuite, tout est allé très vite. L'année suivante, j'étais à 15 de handicap, ensuite 9, puis je suis passé à 3. A 16 ans et demi, j'étais à 0 de handicap, tout en continuant à jouer un peu au tennis et au hockey sur gazon. J'ai vraiment fait beaucoup de sport dans mon enfance. A 11 ans, j'étais en sport-étude tennis et je figurais parmi les meilleurs joueurs régionaux en étant classé 15/5. Mais la priorité restait le golf, car à l'âge de 12 ans j'ai connu quelques problèmes avec mon genou, consécutifs à une maladie de croissance qui m'empêchait de courir. J'ai donc mis l'accent sur le golf et mon niveau s'en est tout de suite ressenti.


La priorité ? Le bac

A 16 ans, je suis rentré en équipe de France juniors et amateurs et j'ai commencé à voyager à l'étranger. A 18 ans, j'ai fait le point, en sachant que je devais passer le bac et faire mon service militaire. La priorité, c'était d'avoir mon bac, car je voulais absolument avoir un bagage pour assurer mes arrières. J'ai eu la chance de faire mon service au Bataillon de Joinville, où je pouvais m'entraîner tous les jours. J'ai pu faire le maximum de tournois et je me suis rendu compte que j'arrivais à me frotter aux professionnels en me qualifiant assez souvent. Financièrement, je gagnais plus d'argent que je n'en dépensais. C'était plutôt bon signe…