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Ma deuxième place au British
Open 2002
L'année
suivante a bien sûr été marquée par ma deuxième
place au British Open. Quand on est un joueur normal
du circuit européen, qui garde sa carte chaque année
mais qui n'apparaît pas dans les cinquante premiers,
un tournoi majeur représente un challenge très difficile.
Dans un premier temps, il faut déjà parvenir à se
qualifier pour le tournoi. Ensuite, le but est de
franchir le cut. Quand j'ai vu que j'étais vingtième,
après avoir fait -6 le deuxième jour, j'ai gagné
en confiance. Le samedi, la météo était exécrable
avec du vent et de la pluie. Mais c'est dans ces
conditions-là que je me sens le plus à l'aise car
je suis quelqu'un d'accrocheur.
A la fin de la troisième journée, je suis 10e et
le dimanche, je fais le deuxième score du jour avec
une carte de 66, comme le vendredi. En fin de journée,
Els est loin devant tout le monde: au trou numéro
13, il est à -8, et moi au départ du trou numéro
17, je suis à -4.
4 points d'écart, c'est beaucoup… D'autant qu'il
ne me reste que deux trous à jouer. Pendant que
je fais un eagle au numéro 17, lui fait un bogey
au 14: immédiatement, je passe de -4 à -6 et Els
de -8 à -7. Il n'y a plus qu'un point d'écart…
A ce moment précis, il me suffit de faire birdie
au 18 pour gagner l'Open britannique, en sachant
qu'Ernie Els doit jouer des trous difficiles. Mais
je fais seulement par, alors que lui fait un double
bogey. Je me retrouve à égalité avec Stuart Appleby
et Steve Elkington et je me prépare à partir en
play-off. 
Pendant qu'on s'échauffe à nouveau, Els fait un
birdie au 17 et un par au 18. On part donc à 4 en
play-off. Je figure dans le premier groupe avec
Elkington. Els et Appleby sont derrière. Je commence
par un par au premier trou et je rentre un putt
monstrueux au trou numéro 16 pour prendre la tête.
Au 17, je ne réussis pas le birdie, alors que c'est
le trou le plus facile des quatre qu'on dispute.
Au 18, je fais bogey et je me fais rejoindre par
Els et Appleby.
Je dispute avec Els un deuxième play-off car il
fait par au 18, alors qu'Appleby lâche prise en
faisant bogey. Le tournoi est également terminé
pour Elkington qui a fait un coup de plus que nous
sur les quatre trous. On se retrouve donc à deux
avec Ernie: au premier trou du play-off, Els s'impose
en faisant quatre et moi cinq…
Avant le British Open, j'avais disputer l'US Open
et j'avais terminé 18e tournoi. Avec les gains remportés
lors de ces deux épreuves, je me suis retrouvé mieux
classé que le 125e joueur du classement américain
de l'année précédente. En terminant deuxième de
l'Open britannique, j'étais aussi qualifié pour
l'USPGA, quatrième épreuve majeure de l'année, où
j'ai franchi le cut. En faisant le total de ces
trois tournois, j'étais automatiquement qualifié
pour le circuit américain en 2003. |
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