Ma saison 2003

Depuis le début de l'année, j'ai beaucoup joué aux Etats-Unis. Sur le circuit européen, j'ai disputé moins de tournois. Je suis pour l'instant ravi de ma saison en Europe. Il faut savoir que le circuit européen commence en novembre 2002 pour la saison 2003 et j'ai alors disputé deux tournois en Asie en terminant notamment 8e à Hong Kong. Cette bonne performance ajoutée à celles du Volvo PGA et du TPC of Europe (en Allemagne) m'ont déjà permis d'assurer ma carte du circuit européen pour 2004. C'est incroyable car ce n'était pas vraiment prévu au programme. Maintenant, mon seul but pour la fin de saison 2003 est de comptabiliser 11 tournois sur le circuit européen. Car si je n'affiche pas ce total réglementaire, je ne pourrais pas conserver ma carte pour 2004. En dehors de ça, il faut que je joue le plus possible sur le PGA Tour.

Aux Etats-Unis, c'est assez difficile. J'ai un gros problème d'adaptation avec les distances et la chaleur sur les parcours. Plus il fait chaud, plus la balle va loin: sur un coup de 150 m en Europe, la balle va à 180 m en Amérique. Sur les petits coups réalisés avec feeling, qui constituent une de mes forces, je dois changer toute ma gamme de coups car je n'ai plus le bon équilibre. Quand je suis à 60 m du drapeau, je n'ai pas un coup naturel mais plutôt ''trafiqué''… Or, sous pression, il faut que ça sorte naturellement du club, sinon on explose. Là-bas, je ne suis pas assez régulier dans mes distances et mes trajectoires. Je fais des erreurs stupides à cause de ça.

Mais j'ai bon espoir pour la suite: mon niveau de jeu est là et j'ambitionne de conserver ma carte sur le circuit américain pour m'installer aux Etats-Unis. Mais pour y parvenir, il faut beaucoup travailler et bien gérer les décalages horaires. Je n'ai pas joué à l'Open de France cette année, parce que c'était impossible en raison de la fatigue accumulée et de la récupération nécessaire. Je dois absolument éviter de faire un trop grand nombre de déplacements entre les Etats-Unis et l'Europe. On peut facilement se brûler les ailes avec le décalage horaire… Pour mon organisme et mes performances, je dois faire attention à mon programme. Un autre facteur entre également en ligne de compte: j'ai déjà ma carte du circuit européen, il faut donc que j'accorde ma priorité au circuit américain pour donner le maximum.